NH3IDF

Mesures communes d’ammoniac en Ile-de-France : intégrées et in situ

 

L’ammoniac, gaz émis majoritairement par les activités agricoles mais aussi par le trafic urbain, est impliqué dans la formation des particules secondaires de petite taille (PM2.5). La réduction de ses émissions est ainsi un enjeu pour l’amélioration de la qualité de l’air en France. La maîtrise des émissions de NH3 passe par une meilleure connaissance et quantification des sources d’ammoniac, et une meilleure appréhension de leur variabilité spatiale et temporelle.


Ce projet a pour but de développer des stratégies permettant de mieux caractériser le bilan d’ammoniac (NH3) à l’échelle de l’Ile-de-France.

 

Retombées scientifiques

La stratégie consiste à mettre en œuvre une approche intégrée, lors d’une campagne de terrain, couplant pour la première fois, mesures de colonnes totales d’ammoniac par télédétection (sol et satellite) avec des mesures in situ afin de vérifier si la colonne totale de NH3 intégrée sur la verticale est représentative ou non de ce qui se passe à la surface et peut ainsi apporter une information sur le budget d’ammoniac à l’échelle régionale.

 

Cette campagne de mesures, qui se fera en milieu urbain à Créteil, mettra en collaboration des chercheurs de quatre laboratoires français (LISA, IMT Lille Douai, LSCE, LATMOS). Pour les mesures par télédétection, le LISA dispose de l’observatoire OASIS (Fig. 1.a) qui a permis de restituer la première longue série temporelle de mesures d’ammoniac atmosphérique en Île-de-France par télédétection depuis le sol, mettant en évidence la variabilité saisonnière et diurne de NH3 dans un environnement urbain tel que celui de Créteil. Les mesures ont notamment montré de forts pics de NH3 au printemps lors des périodes d’épandage, en bonne corrélation avec les mesures intégrées d’ammoniac du LATMOS issues de l’instrument satellitaire IASI. Il sera donc prévu de faire l’usage d’analyseurs in situ implémentés par l’IMT Lille Douai, et le LATMOS au cours du printemps 2019 (mars/avril 2019) pour réaliser des mesures d’ammoniac à la surface en coïncidence avec les colonnes intégrées de NH3 via l’observatoire OASIS. De façon complémentaire, les mesures intégrées de NH3 issues de l’instrument IASI serviront de point de comparaison et apporteront une information spatiale plus large intégrant notamment les zones géographiques sources les plus éloignées qui permettent de mieux comprendre l’occurrence des pics de concentrations d'ammoniac souvent associés aux pics de pollution aux particules.

 

 

  

Fig. 1a : Observatoire OASIS (télédétection depuis le sol) Fig. 1b : Plateforme pour la mesure de NH3 in situ.

 

 

Projet LEFE 2019
Date : 01/2019 - 12/2020

 

Contacts LISA : P. CHELIN
PI : P. CHELIN

 

Partenaires :
LISA Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques, CNRS/UPD/UPEC
IMT Lille Douai
LSCE Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CEA/Orme des Merisiers
LATMOS Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales CNRS/UPMC
INERIS, Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques