Une archive détaillée des aérosols en Europe depuis la dernière déglaciation
Découverte de glace vieille de plus de 12 000 ans dans le massif du Mont Blanc : Une archive détaillée des aérosols en Europe depuis la dernière déglaciation
L’aérosol atmosphérique est un acteur clé du climat à l’échelle régionale mais qui reste cependant mal connu. La glace archive simultanément le climat passé, la charge et la composition en aérosols mais, sauf en régions polaires, son étude n’a pas permis jusqu’ici l’examen du lien entre aérosol et climat au cours de la dernière grande déglaciation. Ce manque de données aux moyennes latitudes est crucial pour l’Europe qui, en plus des grandes fluctuations climatiques, a connu une pression anthropique et ce bien avant le début de l’ère industrielle, avec la modification de l’usage des sols au cours des derniers millénaires de l’Holocène par les premières sociétés agricoles.
Nous avons découvert un glacier des Alpes françaises qui a archivé l’évolution de l’aérosol en Europe depuis ~12 000 ans. Contrairement aux sites glaciaires souvent situés dans un col, ce glacier est situé sur un sommet plat du massif du Mont Blanc, ce qui minimise les fortes contraintes dues à l’écoulement du glacier sur la glace située près du socle rocheux, phénomène perturbant l’enregistrement climatique au-delà de quelques milliers d’années. Cette nouvelle carotte de glace a été datée avec l’argon (39Ar) des bulles d’air et l’identification de la pollution au Plomb durant l’Antiquité romaine pour la partie la plus récente, par mesure du 14C sur la matière organique particulaire et le profil de 18O pour la fin de la période glaciaire et le début de l’Holocène.
L’analyse du sodium, du calcium, ou encore des poussières insolubles dans l’eau de cette glace montre une forte augmentation du dépôt des aérosols marins et terrigènes entre l’Holocène et la fin de la période glaciaire, suggérant une circulation atmosphérique zonale accrue aux moyennes latitudes Nord et une aridification de certaines régions. Bien que demandant à être confirmé, nous avons suggéré le Sahara comme source potentiellement majeure d’aérosol terrigène en Europe de l’Ouest durant la dernière période froide. A l’inverse, la fraction de phosphore (non crustale) d’origine biotique (ncP) diminue en période froide, en accord avec une végétation réduite en Europe de l’Ouest durant le climat froid. Enfin l’examen de l’Holocène révèle des fluctuations du calcium modulées par les épisodes humides au Sahara, ainsi qu’une décroissance régulière de ncP en lien avec la détérioration progressive du climat (température et humidité) et plus récemment la déforestation liée au développement de l’agriculture.
Opération de forage de glace au pied du Mont Blanc. Crédit : LGGE/OSUG, Bruno Jourdain

Figure 1 : Datation de la carotte extraite près du Mont Blanc. En haut en bleu : Partie basse du profil de 18O attestant de la présence de glace datant de la dernière glaciation (LGA). En bas : Relation Age-Profondeur de la carotte essentiellement basée sur les mesures de 14C (carrés rouges) ainsi que de 39Ar (cercles bleus) et de la perturbation en plomb liée à l’antiquité romaine (triangles verts).

Figure 2 : Enregistrement climatique (18O) et différents proxys de l’aérosol : ncP pour l’aérosol biotique, Na et Cl pour le sel de mer, Ca et dust pour l’aérosol terrigène. Les bandes vertes indiquent les périodes humides au Sahara du début et milieu de l’Holocène. Les profils de Na, Ca, et dust sont reportés sur une échelle log.
Ce travail a été coordonné par le LISA, le Desert Research Institute (Reno, NV), et l’Université de Heidelberg avec la participation de l’IGE (Grenoble), de l’Université Tübingen, et du Curt Engelhorn Centre for Archaeometry Mannheim).
Ces recherches ont été soutenues par l’INSU-CNRS et l’ADEME (programme LEFE-CHAT « ESCARGO ») et les programmes européens ALPCLIM et CARBOSOL.
Pour en savoir plus :
M. Legrand, J. R. McConnell, S. Preunkert, D. Wachs, N. J. Chellman, K. Rehfeld, G. Bergametti, S. M. Wensman, W. Aeschbach, M. K. Oberthaler, & R. Friedrich , Alpine ice core record of large changes in dust, sea-salt, and biogenic aerosol over Europe during deglaciation, PNAS NEXUS, 4 (6), https://doi.org/10.1093/pnasnexus/pgaf186, 2025
le LISA accueille Satoshi Inomata dans le cadre d’un projet collaboratif entre le LISA et le NIES
De Créteil à Tsukuba, de Tsukuba à Créteil : le LISA accueille Satoshi Inomata dans le cadre d’un projet collaboratif entre le LISA et le NIES
Du 2 au 27 Juin 2025, Satoshi Inomata, chercheur au National Institute for Environmental Studies (NIES, Tsukuba, Japon), a visité le LISA comme invité de l’Université Paris Cité. Satoshi Inomata est expert en techniques de spectrométrie de masse et étude des aérosols organiques.
La collaboration entre le NIES et le LISA a démarré en 2022-2023 dans le cadre de trois séjours scientifiques au NIES de Claudia Di Biagio, chercheuse au LISA, et bénéficiaire d’une bourse de recherche de la Canon Fundation in Europe. Le projet de recherche collaboratif entre le LISA et le NIES s’intitule « Climate Change and role of secondary organic aerosols » et combine les compétences du LISA sur l’étude des propriétés optiques spectrales des aérosols par une approche de terrain et de simulation en laboratoire, avec l’expertise du NIES sur l’étude de la composition à l’échelle moléculaire des aérosols.
Lors de son séjour au LISA, Satoshi Inomata a travaillé à l’analyse de la composition du brown carbon issus de différentes sources de combustion d’intérêt global. Il a aussi donné un séminaire, s’intitulant « Investigation on the influence of acidity of pre-existing particles on the secondary organic aerosol formation ”. Son séjour a été l’occasion d’échanger autour des projets collaboratifs en cours et des perspectives futures!

(A Gauche) Satoshi Inomata présente son séminaire le 25 Juin 2025 lors de son séjour scientifique au LISA invité par l’Université Paris Cité. (A Droite) Claudia Di Biagio au NIES en Novembre 2023 pendant son séjour financé par la Canon Fundation in Europe (de gauche à droite : Satoshi Inomata, Claudia Di Biagio, Hiroshi Tanimoto – directeur de la Global Atmospheric Chemistry Section, Center for Global Environmental Research, NIES, et Masahiro Hayashi).
Lancement de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC
L’espace accessible à toutes et tous : retour sur le lancement réussi de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC

Les organisateurs et intervenants de la conférence de lancement de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC © Kevin Drzewiecki
Le 3 février dernier s’est tenu à l’UPEC le lancement de l’Académie Spatiale d’Île-de-France1, devant un auditorium comble. L’événement a réuni près de 150 étudiants et personnels issus des différentes composantes de l’université. L’occasion pour eux de découvrir les nombreuses opportunités de carrière qu’offre aujourd’hui le secteur spatial et de comprendre comment l’Académie Spatiale et l’UPEC peuvent les accompagner pour s’en saisir.
Dès l’ouverture de la conférence, les organisateurs ont voulu marquer les esprits : l’UPEC constitue une véritable rampe de lancement vers l’espace. À travers un quiz interactif, à la fois ludique et surprenant, le public a pu découvrir les nombreuses contributions des chercheurs de l’université à certaines des missions d’exploration les plus emblématiques au travers de ses laboratoires dont le LISA2: rover martien, sonde d’étude des comètes, exploration de l’atmosphère de Titan, recherches menées à bord de la Station spatiale internationale ou encore observation de la Terre depuis l’espace.
Cette excellence scientifique irrigue également les formations de l’UPEC, avec plusieurs masters spécialisés uniques en France et des projets pédagogiques ambitieux, comme la construction d’un nanosatellite par des étudiants au sein du Campus Spatial UPEC3, dont la mise en orbite est prévue prochainement.
Cet engagement de l’UPEC dans le domaine spatial a été rappelé par sa présidente, Karine Bergès, venue ouvrir la conférence. Elle a souligné les enjeux particuliers pour l’université : « Notre responsabilité est double : former des compétences de haut niveau et garantir l’ouverture de ces parcours au plus grand nombre. »
Elle a notamment insisté sur l’importance de favoriser l’égalité des chances et la diversité des profils, en encourageant chacun à oser et à « ouvrir tous les possibles ». En écho au témoignage d’Erika Vélio, ingénieure dans le secteur spatial (notamment chez Arianespace et Airbus) et invitée d’honneur de la conférence (lire notre encadré), la présidente a également invité les femmes à s’autoriser pleinement à exercer les métiers du spatial dans toute leur diversité. L’avenir de l’espace, a-t-elle rappelé, ne pourra se construire sans elles.

Table ronde lors de la conférence de lancement de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC © Kevin Drzewiecki
Les participants ont ensuite été invités à explorer les grandes transformations du secteur spatial lors d’une table ronde réunissant plusieurs spécialistes. Y participaient Hervé Cottin, professeur d’astrochimie au LISA au sein de l’UPEC et spécialiste des missions d’exploration de l’univers ; Grâce Léa Mbadinga, doctorante en droit à l’Académie Spatiale d’Île-de-France, travaillant sur les enjeux géopolitiques et juridiques de l’espace ; et Marie Anne Zakin, ingénieure pédagogique à l’Académie Spatiale, qui a réalisé un inventaire des évolutions des besoins et des compétences dans ce domaine.
Les échanges ont mis en lumière les profondes mutations du secteur spatial, désormais ouvert à une diversité de profils bien plus large qu’auparavant. Bien sûr, les compétences techniques restent essentielles. Les intervenants ont notamment souligné l’accélération des cycles de production grâce aux petits satellites, ainsi que l’importance croissante de l’intelligence artificielle et du développement logiciel.
Mais ils ont également rappelé que les missions spatiales ont toujours reposé sur une forte pluridisciplinarité, scientifique, technique, juridique ou économique, et que cette dimension s’est encore renforcée avec l’essor des services spatiaux. Observation de la Terre, connectivité globale, surveillance environnementale : autant de domaines en plein développement, portés aussi par l’arrivée de nombreux acteurs privés dans ce que l’on appelle aujourd’hui le New Space.
Le message des organisateurs est clair : l’espace est désormais suffisamment vaste pour accueillir une grande diversité de talents. L’Académie Spatiale d’Île-de-France, qui fédère huit universités franciliennes de renommée internationale, a précisément pour mission d’aider les étudiants et les chercheurs à identifier, développer et valoriser ces compétences.
À l’UPEC, « l’Académie est la porte vers l’espace que toutes celles et ceux qui s’intéressent à ce domaine devraient pousser », s’enthousiasme Juan Cuesta, responsable de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC et enseignant-chercheur au LISA.

Juan Cuesta, responsable de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC © Kevin Drzewiecki
L’Académie se positionne comme un écosystème ouvert au service des formations et de la recherche. Elle propose aujourd’hui une trentaine de formations couvrant un large éventail de disciplines liées au spatial : technologies, ingénierie, numérique, informatique, santé, droit ou encore commerce. Des diplômes universitaires et des unités d’enseignement spécifiques ont également été créés afin de sensibiliser les étudiants issus de filières généralistes aux enjeux du secteur spatial.
À l’UPEC, le master international Systèmes Satellitaires et Applications (SSA)4 a ainsi été lancé il y a deux ans en partenariat avec la Cape Peninsula University of Technology, en Afrique du Sud. Ce programme conjoint permet aux étudiants de bénéficier à la fois de l’expertise de l’UPEC en sciences spatiales et de celle de la CPUT en ingénierie et technologies spatiales. Les promotions françaises et sud-africaines suivent les enseignements simultanément grâce à des salles dédiées équipées de dispositifs numériques de retransmission.
L’Académie contribue également à structurer une véritable communauté francilienne du spatial. Elle organise de nombreux événements ouverts à l’ensemble des étudiants et personnels des huit universités partenaires : workshops, colloques et séminaires animés par des experts du secteur.
Les étudiants peuvent aussi participer à des hackathons et défis d’innovation, tels que Definspace 20255 ou le serious game Concepto6, consacrés à la conception de systèmes spatiaux innovants, d’instrumentations embarquées ou de stations spatiales.
Des écoles thématiques d’une semaine sont également proposées, notamment la Junior Space Academy7 consacrée aux métiers du spatial. L’UPEC organisera par ailleurs en juin 2026 la première édition de son école d’été « Construisez votre satellite en cinq jours », conçue en partenariat avec d’autres universités de l’Académie (lien d’inscription : https://forms.office.com/e/0i8Z6p36ga?origin=lprLink).
L’Académie soutient fortement la mobilité et l’internationalisation grâce à des bourses destinées aux étudiants internationaux intégrant ses formations ou ses laboratoires, ainsi qu’à des aides financières pour les stages à l’étranger : Appel à candidatures 2025/2026 : bourses de mobilités internationales - Académie Spatiale d'Île-de-France. Des séjours pédagogiques sont également organisés, incluant notamment des visites d’agences spatiales européennes et la participation à des conférences internationales du secteur.
À ce jour, plus de cinquante bourses ou demi-bourses de thèse ainsi que plus de vingt-cinq contrats en alternance ont été financés par l’Académie. L’UPEC s’apprête également à lancer un appel à candidatures pour la création d’une chaire spatiale d’un an, ainsi que pour l’accueil d’experts du secteur — deux par an — pour des séjours d’un mois.
Enfin, l’Académie accompagne le développement de plateformes pédagogiques dédiées au spatial, comme CRITISC, consacrée à la conception, la réalisation, l’intégration et les tests d’instrumentations spatiales et de CubeSats à l’UPEC.
Que vous soyez étudiant, chercheur, ingénieur ou personnel de l’université, si vous souhaitez relever le défi de la conquête spatiale, l’Académie Spatiale d’Île-de-France peut vous accompagner. N’hésitez pas à contacter son équipe pour en savoir plus.
Encadré Grand Témoin
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Erika Vélio
Echanges entre Erika Vélio et une étudiante à l’occasion de la conférence de lancement de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC © Kevin Drzewiecki
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En savoir plus :
Académie Spatiale d’Île-de-France : Académie Spatiale d'Île-de-France Ensemble pour un nouvel espace durable pour tous et toutes
Ecole d’été « Build your own satellite in 5 days », lien d’inscription : https://forms.office.com/e/0i8Z6p36ga?origin=lprLink
Appel à candidatures bourses de mobilités internationales : Appel à candidatures 2025/2026 : bourses de mobilités internationales - Académie Spatiale d'Île-de-France
Campus Spatial UPEC : Campus Spatial UPEC
Master Génie Industriel parcours International Systèmes satellitaires et applications : Master Génie Industriel parcours International Systèmes satellitaires et applications
Organisation du lancement de l’Académie Spatiale d’Ile-de-France à l’UPEC :
Charlotte Edy, cheffe de projet de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Eric Hamonou, expert et animateur scientifique de l’événement (Science Partners) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Juan Cuesta, responsable de l’Académie Spatiale d’Île-de-France à l’UPEC : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
1 À propos de l’Académie Spatiale d’IDF - Académie Spatiale d'Île-de-France
2 Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques : Accueil ; Laboratoire d’Algorithmique, Complexité et Logique : Page d'accueil du LACL ; Laboratoire Images, Signaux et Systèmes Intelligents : LiSSi – Le Laboratoire Images, Signaux et Systèmes Intelligents ; Institut universitaire et de technologie
3 Campus Spatial UPEC
4 Master Génie Industriel parcours International Systèmes satellitaires et applications
5 Hackathon DefInSpace 2025 – 24h pour imaginer la défense spatiale de demain - Académie Spatiale d'Île-de-France
6 Serious Game CONCEPTO – Space Design Station - Académie Spatiale d'Île-de-France
7 [REGISTRATION OPEN] June 2026: Summer school for undergraduate student – Junior Space Academy #3 - Académie Spatiale d'Île-de-France
Lam Nguyen récompensée du prix Instrumentation et Innovation 2025 de la Société Chimique de France (SCF)
Lam Nguyen est Professeure à l’Université Paris-Est Créteil et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Elle anime le groupe Spectroscopie & Atmosphères au Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques, qui développe et exploite des instruments de spectroscopie à très haute résolution pour l’étude des molécules d’intérêt en chimie atmosphérique, astrophysique et biologie.
Docteure en chimie depuis 2012 (RWTH Aachen University, Allemagne), elle s’est spécialisée dans la spectroscopie micro-onde en jet moléculaire, avec un double axe de recherche : le développement instrumental et l’analyse spectrale. Pendant la période de la pandémie (2019-2022), elle a conçu et construit le spectromètre innovant PARIS (Passage And Resonance In Synergy), qui combine la sensibilité d’une cavité résonante et la rapidité d’un spectromètre à excitation par « chirp ». PARIS a marqué une étape importante dans le développement instrumental en spectroscopie micro-onde, en atteignant une résolution de 2 kHz en excitation « chirp », auparavant uniquement accessible avec une cavité résonante, et en réalisant une sensibilité record au niveau de la ppb avec cette même cavité. Son expertise en modélisation et analyse spectrale porte sur les molécules présentant des mouvements de grande amplitude, avec des effets de tunneling quantique et de couplage quadrupolaire nucléaire. Elle combine données expérimentales et calculs de chimie quantique pour caractériser les structures moléculaires et leur dynamique interne. Ses travaux trouvent des applications en chimie physique, astrophysique, sciences atmosphériques et biologie, en particulier pour la compréhension des molécules odorantes et des substances naturelles. Elle est récipiendaire d’un projet « Starting » de l’ERC (European Research Council) pour développer de nouvelles approches instrumentales et spectroscopiques autour de ces thématiques.

En savoir plus :
Site de la SCF
Projet PARIS-FTMW


